Ma note :

Difficile de parler de ce roman de 1976 sans être un féroce littéraire – ce que je ne suis absolument pas – et je précise d’emblée qu’il ne s’agira ici nullement de donner un avis de spécialiste sur cette œuvre crépusculaire de Maurice Genevoix, l’Académicien disparu quatre ans avant ma naissance qui repose depuis l’an dernier au Panthéon, nécropole des illustres français.

Alors que son éditeur historique ne faisait semble-t-il pas grand chose pour maintenir vivante cette œuvre de Genevoix qui n’a jamais paru en poche, c’est son petit-fils Julien Larere-Genevoix qui est à l’initiative de cette réédition. C’est ainsi que le roman, préfacé par le petit-fils, fit une étonnante apparition parmi les titres de la rentrée littéraire à la mi-septembre.

Ce fut là pour moi l’occasion de découvrir ce roman tout en poésie et en nostalgie, où l’écrivain de guerre se balade dans son Val de Loire avec son personnage de Fernand d’Aubel qu’on comprend être son alter ego littéraire.

C’est le roman d’un vieil homme qui sonne comme un avertissement, un regard amoureux de la beauté de la nature qui nous met en garde sur sa destruction que notre avidité d’un monde moderne et industriel entraîne fatalement. Bien qu’il soit assez court, j’ai eu des difficultés à rentrer dans ce récit qui est assez éloigné de mes lectures habituelles, et si je l’ai trouvé souvent beau dans sa contemplation naturaliste je garde malgré tout l’impression d’être un peu passé à côté.

Un jour de Maurice Genevoix a paru dans une nouvelle édition le 16 septembre 2021 aux éditions Plon. Service de presse numérique obtenu via NetGalley.