Ma note :

CouvertureNigel Barley, 68 ans cette année, est un anthropologue britannique atypique, qui s’est fait connaître (et parfois décrier) pour ses récits d’un genre nouveau, mêlant humour et récit personnel, là où la tradition est au travail universitaire austère et solennel. Dans une interview accordé au journal Le Monde en 2006, il se décrit d’ailleurs lui-même comme un anthropologue frivole.

Le britannique s’est fait connaître du grand public après la publication de son premier récit de voyage, The Innocent Anthropologist : Notes from a Mud Hut, paru en 1983, et sorti en France chez Payot en format poche en 2001 sous la titre d’Un anthropologue en déroute, dans une traduction de Marc Duchamp.

Pour son premier voyage d’étude anthropologique, Barley a choisi un peu par hasard de s’intéresser à une tribu du Cameroun, les Dowayo. Il raconte dans son récit truffé d’humour ses galères concrètes, loin de l’idée que l’on pourrait se faire d’un aventurier à l’Indiana Jones. Passées les difficultés administratives d’un Cameroun bien décidé à être aussi complexe que son ancienne attache coloniale, et gangrené par la corruption, il découvre une société assez réduite, s’adapte à ses rites, rigole avec eux de ses maladresses, et parvient à s’imposer dans le village comme objet d’étude autant que comme anthropologue.

Un livre atypique et surprenant, levant plein d’a priori sur une matière universitaire souvent inabordable pour le commun des mortels dans ses travaux trop complexes et rarement passionnants.

Un anthropologue en déroute, de Nigel Barley est publié au Royaume-Uni en 1983 sous le titre « The Innocent Anthropologist », puis publié en avril 2001 aux éditions Payot dans une traduction de Marc Duchamp.