Ma note :

On ne va pas se mentir, je suis Thomas Louis sur Instagram depuis quelques années parce qu’il fait de très belles photos et qu’il est lui-même très beau. C’est évidemment superficiel, mais c’est le concept même de cette application alors personne ne m’en tiendra rigueur. J’étais donc ravi de voir annoncée depuis quelques mois l’arrivée d’un premier roman qui sortirait à l’occasion de cette rentrée littéraire qu’on adore détester, et c’est avec un certain empressement que je suis allé l’acheter chez ma libraire le jour de sa parution.

Dans un petit village pas très éloigné de Lyon vit la famille Dugast, leurs maisons rassemblées comme certaines familles de province en ont l’habitude. Les parents dans un coin, les beaux-parents en face, les grands-parents de l’autre. Ça n’est hélas pas la seule originalité de la famille de Christophe qui va bientôt atteindre la majorité, puisqu’on y découvre rapidement une propension hors norme au suicide. Le grand père, pendu. La grand-mère, écrasée contre un arbre. Suivent ensuite l’autre grand-père, puis l’autre grand-mère. Quand son père fini par se suicider à son tour, Christophe se dit qu’il est temps de rompre avec cette malédiction familiale.

Fraîchement majeur, il saute dans un train direction Paris pour fuir ce déterminisme macabre et commencer à vivre. Il échouera chez Suzelle, une vieille fille dont la mère fut proche, et qui l’accueille chez elle un verre à la main en se disant qu’elle pourra faire son éducation de citadin.

Si l’histoire se lit facilement, je suis passé à côté de ce roman (c’est la formule de politesse sur Instagram pour dire « je n’ai pas aimé »). L’histoire est originale, on pourrait y savourer une forme de cynisme macabre mais je l’ai surtout trouvée dénuée d’émotions, sans aspérités : le fils traverse ces 300 pages comme anesthésié et c’est assez étonnant. Ce fut, à mon grand regret, particulièrement contagieux.

Les chiens de faïence de Thomas Louis a paru le 26 août 2021 aux éditions La Martinière.