Ma note :

C’est la couverture sublime de ce roman qui m’a finalement poussé vers lui alors qu’il ne faisait initialement pas partie de mes sélections de la rentrée littéraire, ne l’ayant croisé nulle part sur les réseaux sociaux. Bonne nouvelle, l’histoire est aussi belle que sa couverture !

Diégane est un jeune auteur sénégalais vivant et écrivant à Paris, un peu verbeux mais particulièrement curieux d’en apprendre plus sur un roman mythique mais introuvable de l’entre-deux-guerres, La labyrinthe de l’inhumain de son compatriote T.C. Ellimane.

Il mènera une enquête déterminée auprès d’auteurs et d’autrices africains afin d’éventuellement retrouver la trace de l’auteur qui semble avoir disparu avec le scandale ayant accompagné la parution de son unique livre. Il faut dire qu’à l’époque, on l’avait tout à la fois qualifié de « Rimbaud nègre » et accusé de plagiat !

Sa quête mènera le lecteur dans le Sénégal du début du siècle, dans un voyage aussi passionnant que mystique. L’écriture est superbe et ce récit m’a transporté, même si j’ai eu parfois du mal à suivre la distribution des rôles dans les chapitres contemporains, les voix des narrateurs se mélangeant un peu sans vraiment prévenir. Un beau roman, la découverte d’un auteur à la plume exigeante mais exquise qui va rapidement me pousser à lire l’un de ses précédents romans.

La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr a paru le 19 août 2021 aux éditions Philippe Rey.