À propos des livres

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La maison des Turner, Angela Flournoy

Ma note :

Angela Flournoy - La maison des TurnerJe ne pourrais pas expliquer pour quelle raison, mais j’ai toujours été emballé par la lecture de ces sagas familiales au travers des générations, comme dans le prisé Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé, l’immanquable Chronique des Clifton de Jeffrey Archer ou encore le superbe Jours de juin, de Julia Glass. Autant dire que, lorsque j’ai lu la quatrième de couverture de La maison des Turner, je me suis dit que ce roman était fait pour moi.

Nous sommes à Détroit, ville portuaire du Michigan fondée par un français, longtemps prospère grâce à l’industrie automobile (d’où son surnom de « Motor city » ), puis lentement ville refuge des populations noires fuyant le sud des États-Unis, et enfin aujourd’hui cité sinistrée par la crise des subprimes, par le déclin des industries automobiles qui l’avaient fait vivre, par un chômage flirtant avec les pires records, l’ayant conduit il y a quelques années à être la première ville à se déclarer en faillite.

À Détroit, les Turner essaient de maintenir les liens familiaux alors que leur mère, Viola, montre des signes inquiétants de fatigue, et semble de plus en plus malade. Les treize enfants tâcheront de gérer au mieux leurs combats personnels afin de pouvoir se réunir et décider unanimement de ce qu’ils devaient faire de la maison familiale de Yarrow Street, à l’abandon et sans aucune valeur, maintenant que leur mère ne peut plus y vivre.

C’est Charles, l’aîné de la fratrie, dit Cha-cha, vers qui tous se tournent naturellement pour prendre la bonne décision, alors qu’il s’embourbe dans une thérapie après un accident au volant de son camion, pour lequel il a expliqué avoir vu le fantôme qui le poursuit depuis son enfance. Dans la maison abandonnée de Yarrow Street, il y a pourtant Lelah qui squatte dans un silence honteux après avoir tout perdu – travail, amis, famille, logement – à cause son addiction aux jeux, et surtout à la roulette dans les casinos.

Cette saga n’est pas construire chronologiquement, et les turpitudes entrecroisées des frères et sœurs Turner laissent de temps en temps place à un retour dans le passé, pour suivre l’histoire des parents, Viola et Francis Turner. Le roman est globalement intéressant, agréable à lire, et pourtant je garde comme une forme de déception à son endroit, car c’est un roman très inégal, avec des personnages quasi-inexistants et d’autres très détaillés. Si j’ai aimé ma lecture, je l’ai achevée avec le sentiment trouble qu’il manquait quelque chose, qui est peut-être tout simplement la raison pour laquelle les sagas m’emballent autant : l’attachement aux personnages et cette nostalgie qui accompagne les dernières pages, que je n’ai pas retrouvé dans La maison des Turner.

La maison des Turner, d’Angela Flournoy, est publié aux États-Unis en avril 2015 sous le titre « The Turner House » . Il paraît en France le 31 août 2017 aux éditions Les Escales, dans une traduction de Anne-Laure Tissut.

La Fille idéale, Gilly Macmillan

Ma note :

Gilly Macmillan - La fille idéaleJ’avais découvert Gilly Macmillan avec son premier roman « Ne pars pas sans moi » que j’avais lu l’an dernier et à propos duquel je gardais un très bon souvenir, celui d’un polar très britannique, sombre et humide à la Broadchurch, sans l’aspect grandiloquent des thrillers américains. Aussi quand j’ai vu passer son nouveau roman, La Fille idéale, il était hors de question de rater l’occasion de retourner dans l’ambiance de cette auteure pleine de promesses.

Zoé est, en apparence, une jeune fille idéale, studieuse, évoluant dans une famille recomposée mais aimante, sur le point de donner un récital de piano devant pas mal d’invités. Bref, une jeune fille avec un brillant avenir. Et pourtant, ce soir là, tout s’effondrera lorsqu’un homme interrompra la représentation.

Très vite, nous comprendrons que Zoé est rattrapée par son passé, duquel sa nouvelle famille ne sait rien, sa mère ayant préféré leur cacher. C’est que, plus jeune, elle a tué trois de ses camarades dans un tragique accident de la route alors qu’elle conduisait sous l’influence de l’alcool et d’une drogue qu’elle clame avoir reçu à son insu. Après avoir purgé sa peine en centre de détention, Zoé et sa mère ont déménagé pour se lancer dans un nouvelle vie, prendre un nouveau départ.

Comme le superbe film Boy A (sorti en 2007) nous l’avait déjà appris, difficile pour ces jeunes au passé trouble de repartir de zéro, de faire table rase du passé. Zoé devra même revivre un nouveau drame au sein de sa famille, mettant chacun sous la loupe de la police, à la recherche d’un coupable pour cette macabre histoire.

J’ai été un peu moins emballé par cette seconde lecture de Gilly Macmillan, l’histoire ayant quelques airs de déjà-vu, et mis à part le twist final que j’attendais sans grande surprise, je ne peux pas dire que j’ai été plus passionné que cela par ce roman. C’est dommage, le talent est là, l’histoire a du potentiel, mais j’ai juste l’impression d’être passé à côté.

La Fille idéale, de Gilly Macmillan, est publié au Royaume-Uni en septembre 2016 sous le titre « The Perfect Girl » . Il est paraît en France aux éditions Les Escales le 4 mai 2017 dans une traduction de Christel Paris.

Les souliers vernis rouges, Stella Vretou

Ma note :

Stella Vretou - Les souliers vernis rougesLes sagas familiales m’enchantent, c’est un genre de roman dans lequel je me retrouve, pas tant pour les histoires de familles, les secrets, les cicatrices qu’un geste ou une parole peuvent laisser dans la vie d’une famille, mais parce que ce sont des romans qui me donnent l’impression de durer des décennies, et qu’en les lisant je traverse les siècles, les océans, et que je vis plusieurs romans en un seul.

Les souliers vernis rouges suit la vie tumultueuse de la famille Xénopoulous à travers les siècles, à compter du départ de l’île grecque de Zakynthos des deux frères Dionysis et Yagos, en 1870. Les deux cordonniers partiront pour Constantinople (l’actuelle Istanbul) puis Odessa, afin de monter leur commerce de chaussures, qui deviendra une affaire florissante.

Le reste de roman sera fait de mariages, d’amours intenses, de tromperies, d’enfants cachés, de drames, de jours heureux, de bonheur tranquille, de déceptions et de regrets. C’est une vie de famille riche et pleine de rebondissements que nous offre la descendance de Yagos, et chaque génération vivra à sa façon les évènements de l’Histoire et de son histoire.

J’ai aimé tout particulièrement le premier tiers du romans, qui m’a fait voyager dans le temps et m’a littéralement transporté dans l’Empire Ottoman. J’avais l’impression de marcher dans les ruelles de Constantinople, de profiter des odeurs de ses marchés, de vivre aux côtés des personnages. La suite m’a parfois un peu déçu dans la forme du récit, l’auteur faisant le choix surprenant d’un rythme narratif inconstant, où elle peut décrire une rencontre autour d’un thé en cinq pages, puis ensuite nous dire en cinq lignes qu’ils se marièrent, eurent trois enfants, et qu’ils ont désormais chacun une dizaine d’année.

Une lecture agréable mais inégale, que je conseille malgré tout aux amateurs de sagas familiales.

Les souliers vernis rouges, de Stella Vretou, est publié en Grèce en 2014. Il paraît le 20 avril 2017 aux éditions Les Escales dans une traduction d’Anne-Laure Brisac.

La vie serait simple à Manneville, Pierre Cochez

Ma note :

Pierre Cochez - La vie serait simple à MannevilleManneville, c’est une maison de famille en Normandie, un refuge à quelques heures de Paris qui accueille les souvenirs heureux de Bruce, ceux d’étés passés avec ses sœurs, ses cousins et ses parents. Manneville, où la vie serait évidemment plus simple tant le quotidien y est si doux, fait de détente et de fous rires, comme coupé d’un monde où tout est plus compliqué, plus sombre et plus fragile.

C’est l’été, et Bruce est en plein deuil de cet ami fauché par une voiture, cet ami avec qui il aura connu les premiers émois, ceux bercés par la candeur de la découverte, quand les caresses et le désir ne compliquent encore rien, n’appellent ni tabou ni vie cachée. C’est l’été, et malgré la tristesse et l’insouciance, Bruce se prépare à quitter Manneville pour l’Angleterre, où ses études le conduiront à Oxford.

Il y fera la rencontre d’Alexander, un grand roux à la veste en tweed respecté pour ses talents sportifs, dans les bras duquel il oubliera ses premiers amours que la vie a contrarié. Alexander, l’ami féringien qui sera accepté par tous, sans que la proximité entre les deux garçons ne soulève de questions, même à Manneville où il est évidemment convié lors des vacances scolaires.

J’ai rencontré l’homme frère, ami, amant. Je l’ai choisi et il m’a choisi.

Pourtant, l’histoire entre Alex et Bruce est impossible, le premier ayant choisi de ne pas affronter le rejet et la vie dans la marge, pour tenter malgré son inclinaison naturelle, d’aller voir ce que l’autre camp peut lui offrir. L’espoir d’une vie normale, d’une vie plus simple, surtout. Bruce va alors profiter de son travail de journaliste pour s’exiler loin d’une histoire dont il n’arrivera pourtant pas à tourner la page. Des Féroé au Mozambique en passant par le Salvador, il parcourt le monde pour l’AFP en tentant, quand l’occasion se présente, d’oublier le bel Alexander dans les bras de garçons d’un soir.

Je marchais le long des arbres, pour me coucher les bras en croix en regardant la nuit. Comme avant cette histoire évaporée. J’étais ridicule ou mort, au choix. Mon ventre se serrait. J’étais seul et ce n’était pas juste.

Cette histoire d’amour bancale est également le témoin, dans les années 80, de l’arrivée de cette maladie terrible qui emportera une flopée de jeunes homosexuels avec elle. Comme si la vie n’était pas déjà assez compliquée des amours contrariés, il aura fallu que la nature s’en mêle. Pierre Cochez signe là un roman tout en mélancolie, à l’écriture doucement poétique, dans lequel il laisse un peu de lui-même avec ce jeune journaliste ayant parcouru le monde. Un roman plein de tendresse dans lequel je me suis laissé bercer sans ennui.

La vie serait simple à Manneville, de Pierre Cochez, est publié le 13 avril 2017 aux éditions Les Escales.

Rouge, Carl Aderhold

Ma note :

Carl Aderhold - RougeJe regarde toujours d’un oeil méfiant les romans français où les auteurs parlent d’eux, de leur enfance, de leurs problèmes, de leur vie, de leur nombril, de leur besoin d’attention, parce qu’ils sont pathognomoniques de la littérature française, d’une part, et qu’ils m’ennuient profondément, d’autre part. Payer une vingtaine d’euros pour subir la psychanalyse d’un écrivain, non merci.

Et pourtant, ce livre en particulier a retenu mon attention. Je ne sais pas pourquoi, la couverture, le résumé de l’éditeur en quatrième de couverture, le titre, quelque chose a fait que malgré mes a priori, je me suis lancé dans la lecture de ce roman là, d’un auteur qui m’était inconnu.

Carl Aderhold brosse le portrait d’une France en pleine transformation lorsqu’il nous parle de son enfance. Ses parents vivent chichement des quelques rôles qu’ils parviennent à décrocher au théâtre, et ses jeunes années parisiennes se déroulent dans un minuscule logement qu’il partage avec ses parents et sa petite soeur. Le père est un personnage haut en couleur, pour faire un clin d’oeil au titre. Communiste convaincu, il imprègne sa famille de ses idéaux révolutionnaires, Marx, Lénine et l’Humanité toujours à portée de main, dans une époque majoritairement dévouée à la politique de De Gaulle puis de Pompidou.

Remontant dans l’histoire de sa famille jusqu’à son grand-père déserteur de l’armée allemande, l’auteur nous fait vivre les aléas de sa famille et illustre cette « folie des Aderhold » , ce mal qui semble frapper tous les hommes de la famille depuis plusieurs générations. Du récit nostalgique de ce père aimant, mais un peu excessif, il dira cette phrase très juste que j’ai trouvé très belle : « l’avalanche des souvenirs a le parfum amer des portraits à charge » .

De cette histoire familiale finalement assez ordinaire, Carl Aderhold réussit à faire un roman passionnant, une fresque historique et sociale de la France des années 60 à aujourd’hui. J’ai pris beaucoup de plaisir à confronter mes préjugés sur les récits personnels grâce à ce livre et à me laisser guider dans les souvenirs et les interrogations d’un fils devenu père.

Rouge, de Carl Aderhold, est publié le 10 mars 2016 aux éditions Les escales.

Ne pars pas sans moi, Gilly Macmillan

Ma note :

Gilly Macmillan - Ne pars pas sans moiC’était un dimanche ordinaire pour Rachel Jenner, cette mère célibataire récemment divorcée, qui se baladait en forêt avec son fils Ben, huit ans. Un dimanche ordinaire jusqu’à ce que son fils, qui lui demande l’autorisation de partir devant sur le chemin jusqu’à la maison, disparaisse. Elle pense à une blague, un mauvais tour, un jeu d’enfants, jusqu’à ce qu’en quelques secondes l’incertitude et le doute la ravagent, puis cette douleur, viscérale : son fils a disparu.

La police arrive rapidement sur les lieux, ainsi que le père de l’enfant. Les recherches débutent, les questions de la police également. Puis très vite, la culpabilité, quand elle doit expliquer pourquoi Ben n’était pas resté à côté d’elle. Les voisins s’activent, les recherches s’intensifient, et quand au bord de l’eau les enquêteurs retrouvent les vêtements de l’enfant soignement pliés, l’enlèvement ne fait plus aucun doute.

La conférence de presse tenue par l’inspecteur en charge de l’enquête est un désastre, cette mère au visage hagard, avec du sang sur les mains, est bien en peine face à la brutalité des questions des journalistes. Très vite, l’histoire s’emballe : la presse ne la lâche plus, et sa maison est assiégée jour et nuit de journalistes. Sur les réseaux sociaux comme sur internet, le peuple spécule, et certains condamnent sans procès cette mère paniquée.

En parallèle de l’enquête et de la descente aux enfers de Rachel, racontée comme un flashback, l’auteur nous emmène dans les carnets tenus par une psychologue, chargée de rencontrer l’inspecteur Jim Clemo à distance de cette enquête, et de faire le point sur son propre ressenti.

Si sur certains points le roman aurait pu gagner en originalité, ou en noirceur, Ne pars pas sans moi reste un thriller efficace à l’atmosphère pesante, qui s’intéresse à l’aspect médiatique d’une affaire de police touchant la société. Un roman bien construit, facile à lire, qui réussit brillamment à maintenir le doute jusqu’aux dernières pages quant au sort de ce petit garçon.

Ne pars pas sans moi, de Gilly Macmillan, est publié en février 2015 au Royaume-Uni sous le titre « Burnt Paper Sky ». Il paraît en France en février 2016 aux éditions Les Escales dans une traduction de Christel Paris.

Etta et Otto (et Russell et James), Emma Hooper

Ma note :

Etta et Otto et Russell et James - Emma HooperJe dois confesser en préambule de cet avis, un coup de cœur pour Les Escales, une jeune maison d’édition qui publie depuis trois ans déjà de très beaux livres, tant dans leur contenu qu’en tant qu’objets, et dont le catalogue contient des auteurs qui me sont chers, comme Jeffrey Archer (et sa passionnante saga Chronique des Clifton) ou Victoria Hislop, et qui a publié le très beau livre de Catherine Chanter pour cette rentrée littéraire, Là où tombe la pluie.

L’éditeur a donc fait confiance à une jeune auteur canadienne aux faux airs d’Amélie Poulain, Emma Hooper, qui publie avec Etta et Otto (et Russell et James) son premier roman, et qui fait une entrée remarquée dans le paysage littéraire international avec une diffusion dans 23 pays, pour 18 traductions !

Ce livre nous parle du temps qui passe et des souvenirs qui restent, en suivant le personnage d’Etta, une vieille femme de 83 ans qui semble un peu perdre la tête, et décide de partir à pieds voir la mer en se dirigeant vers l’est, quitte à parcourir plus d’un millier de kilomètres. Durant son périple, elle fera la rencontre d’un coyote qu’elle appellera James, et de nombreux habitants qui seront d’abord intrigués par son périple, puis finalement fascinés collectivement.

Sa marche est l’occasion d’explorer ses souvenirs, notamment ceux concernant son mari Otto, dont elle fit la rencontre lors de son premier poste d’enseignante dans une école rurale du Canada, et qui partira faire la guerre sur un autre continent quelques mois plus tard. Elle rencontrera également Russell, l’un des amis d’enfance d’Otto, qui fut éperdument amoureux d’elle.

Ce roman est un objet littéraire non identifié, difficile à appréhender, alternant sans ménagement les vicissitudes confuses d’une femme âgée à des retours dans le passé un peu moins nébuleux. Si j’ai aimé la plume d’Emma Hooper, sa beauté de style, sa poésie, j’ai parfois été un peu perdu dans l’ensemble que forme ce roman, dont je ne suis pas sûr d’avoir totalement saisi les dernières pages. Mais pour cette douce sensation de rêve éveillé que m’a offerte l’auteur, je surveillerai tout de même ses prochains romans.

Etta et Otto (et Russell et James), d’Emma Hooper, est paru au Canada en janvier 2015 sous le titre « Etta and Otto and Russell and James », et publié le 21 octobre 2015 aux éditions Les Escales dans une traduction de Carole Hanna.

Là où tombe la pluie, Catherine Chanter

Ma note :

CouvertureRuth Ardingly et son mari ont quitté Londres et l’accusation sordide qui les poursuivaient pour s’intaller dans une vieille ferme isolée de la campagne britannique. A une époque qui n’est pas spécifiée mais qu’on imagine actuelle, le pays souffre d’une implacable sécheresse, qui répand autour d’elle le malheur et la folie. A La Source tout est différent, et dans cette oasis de verdure la pluie continue de tomber ça et là, et l’eau coule en abondance.

Alors que leur fille Angie passe du temps en famille entre deux épisodes d’égarement, accompagnée de leur petit-fils Lucien, La Source attire autant la curiosité que la jalousie, et le gouvernement, les voisins, Internet, les médias et même quelques fanatiques religieux semblent avoir fait de cette inégalité leur centre d’intérêt principal.

Après que Les Soeurs de la Rose de Jéricho se soient installées sur leurs terres, avec à la tête de cette étrange secte féministe la troublante Amelia, Ruth sera proclamée comme l’élue, et adhèrera à cette étrange religion, négligeant alors l’entretien de la ferme, plongeant son couple dans le conflit, et délaissant son petit-fils dont elle avait la garde, jusqu’au matin où ce dernier est retrouvé noyé.

Accusée de meurtre par négligence, entre autres charges liées à l’utilisation d’eau en pleine période de sécheresse, Ruth est assignée à résidence sous garde armée par le gourvernement, et n’a alors de cesse que de reconstituer le fil ayant mené au drame, de son endocrinement au délitement de son couple.

Dans ce roman un peu hybride entre la science-fiction et le polar, Catherine Chanter signe un premier roman séduisant, construit autour  de souvenirs confus, dans une ambiance confinée. Si l’histoire connaît quelques longueurs, l’ensemble forme un récit puissant et captivant dans sa dernière ligne droite, une lecture originale.

Là où tombe la plue, de Catherine Chanter, est publié en 2015 sous le titre « The Well » au Royaume-Uni, et publié le 19 août 2015 aux éditions Les Escales dans une traduction de Philippe Loubat-Delranc.

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