À propos des livres

Étiquette : erwin mortier

Miroitements, Erwin Mortier

Ma note :

CouvertureFayard publie pour cette édition 2015 de la rentrée littéraire le septième roman d’Erwin Mortier, un auteur belge flamand néerlandophone qui fêtera cette année ses 50 ans. Infirmier de formation, celui qui débuta sa carrière en psychiatrie se consacra par la suite à l’écriture de romans, de poèmes, d’essais historiques ou encore de chroniques pour un quotidien flamand progressiste, De Morgen.

Dans Miroitements, il retrouve l’époque de la première guerre mondiale, époque qui lui tient à coeur et dans laquelle il avait déjà plongé sa plume lors d’un précédent roman, Sommeil des dieux.

Edgard Demont est homosexuel, et se raconte sans pudeur dans ce récit en filigrane, où il est question de ses amants. Il y a Matthew, le mari britannique de sa soeur (la narratrice du Sommeil des dieux) avec qui il vit une histoire aussi belle que clandestine durant de nombreuses années, qu’il rencontra dans l’hôpital militaire où il fut soigné pour ses blessures lors de la première guerre.

Il y a Pierre également, un jeune homme qui reste à ses côtés comme un domestique, et qui troque son rôle de valet lorsque la nuit tombe pour se glisser sous les draps de son maître. Il y a le cousin Paul, il y a les garçons d’un soir, et ceux des gestes brusques dans l’intimité d’une ruelle. Et probablement ceux qu’Edgard ne raconte pas.

De ce récit de vie se dégage une grande mélancolie, l’histoire se raconte comme un bilan désabusé, des blessures restées ouvertes, des cicatrices qui défigurent. C’est un roman complexe et douloureux à la fois, mêlant une écriture parfois poétique aux passages grivois sans prévenir. Miroitements s’achève comme un pincement au coeur, se referme sur les illusions d’Edgard.

Je regrette néanmoins les très nombreux dialogues en anglais, et certains en allemand, qui ne sont traduits qu’en fin d’ouvrage plutôt qu’en note de bas de page, et qui saccadent la lecture si l’on n’est pas anglophone (on retrouvait ce procédé fastidieux dans Les Bienveillantes, de Jonathan Littell).

Miroitements, d’Erwin Mortier, est paru en Belgique en mars 2014 sous le titre « De spiegelingen », et publié le 26 août 2015 aux éditions Fayard dans une traduction (du néerlandais) de Marie Hooghe.

Rentrée littéraire 2015

Rentrée littéraireComme chaque année, et de plus en plus tôt, c’est la rentrée littéraire. Cette année un peu moins de 600 romans font leur entrée dans les librairies, dont pas loin de 70 premiers romans. Dans ce tsunami littéraire, quelques titres culminent en haut de la vague médiatique, le reste étant comme chaque année noyé sous la masse, et il faut choisir avec prudence ses lectures, à défaut de pouvoir tout lire.

Aussi comme j’en ai l’habitude, je choisis par soucis d’économie une liste réduite de dix titres que j’achète et que je lis en priorité, après avoir lu autant de critiques et de dossiers thématiques que possible, dans divers magazines, podcasts d’émissions littéraires, blogs et autres sites internets.

Pour le moment ma liste n’est pas encore complète, mais j’ai commencé quelques achats et même la première lecture. Il faudra donc compter sur Là où tombe la pluie de Catherine Chanter, La zone d’intérêt de Martin Amis, La petite femelle de Philippe Jaenada, Paradis amer de Tatamkhulu Afrika, Six jours de Ryan Gattis, Miroitements d’Erwin Mortier et enfin Lontano de Jean-Christophe Grangé. Les trois autres titres restent encore indécis, mais ne seront pas Delphine de Vigan ni Christine Angot, pour sûr…

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

error

Retrouvez également L'Homme Qui Lit sur