Ma note :

J’avais offert ce roman d’Éric Fottorino à mon ami Rémi lors de son dernier passage en Vendée parce que l’action se déroulait dans son Jura natal et que j’étais convaincu qu’il pourrait apprécier ce roman que moi-même j’espérais lire un jour.

À l’occasion d’un séjour chez lui et d’une (autre) lecture dans laquelle j’étais entrain de m’embourber, j’ai décidé de lire Mohican pour retrouver un second souffle et je dois avouer que je n’ai pas été déçu.

Brun est un agriculteur qui a sacrément développé son exploitation et dont il tire une grande fierté. Parce qu’on lui a diagnostiqué une saloperie qui va abréger son passage sur terre, comme sa femme de nombreuses années avant lui, il se prépare à passer le flambeau à son fils Mo.

Avant de tout céder à celui qui n’envisage pas son métier comme lui et qui pense qu’on peut se passer de cette chimie qui a permis à la France d’être la puissance agricole qu’elle est, il signe un pacte avec le diable en acceptant de faire installer une série d’éoliennes sur ses terres.

J’ai été un tout petit peu déçu par l’absence d’originalité par rapport à mes lectures rurales précédentes (surtout avec Nature humaine de Serge Joncour). Pour autant, j’ai trouvé ce que je venais chercher dans cette lecture, de la nature, des hommes taiseux qui ne savent pas se parler, une ébauche de réflexion sur l’agriculture intensive. Et surtout, une lecture facile et rapide qui me redonnerait un peu de plaisir : mission accomplie.

Mohican d’Éric Fottorino a paru le 19 août 2021 aux éditions Gallimard.