Ma note :

Il a fallu que le jour de mon anniversaire – le 5 septembre – je vois une story mettant en avant ce roman ayant déjà quelques années pour que j’aille y jeter un œil. Pourquoi arrivait-il dans les publications Instagram de ce jour précis ? Une lecture rapide du pitch permet de le comprendre : le 5 septembre 2017, c’est le jour où Rufus et Mateo vont mourir.

Aux alentours de minuit, ces deux garçons new-yorkais que tout oppose reçoivent l’appel tant redouté de Death-Cast leur annonçant en quelques secondes et avec une empathie très superficielle qu’ils vont mourir dans les 24 heures. Mateo est seul chez lui alors que son père est plongé dans le coma à l’hôpital depuis plusieurs jours. Rufus traine avec ses deux meilleurs amis et vient de tabasser le nouveau petit ami de son ex petite amie.

Ils ne se connaissent pas mais pour eux ce 5 septembre sera leur dernier jour sur Terre, impossible d’y échapper, on ne triche pas avec la mort. C’est grâce à l’application Le Dernier Ami qu’ils se rencontreront et décideront que cette dernière journée ne serait pas uniquement celle de leur mort, mais qu’elle serait une journée passée à vivre, pleinement, sans craintes ni limites.

Ce fut une lecture (en anglais) agréable que ce roman pour jeunes adultes, les personnages de Rufus et Mateo n’ont pas grand chose en commun si ce n’est leur mort imminente et pourtant ils deviendront les meilleurs derniers amis et même plus encore. Un roman tendre et étonnamment rafraîchissant sur cette question qu’on s’est sûrement tous déjà posé : que ferait-on s’il ne nous restait plus qu’un jour à vivre ? Évidemment, on sait qu’ils meurent tous les deux à la fin, mais la beauté de l’histoire réside dans ce qui leur reste à vivre.

They both die at the end d’Adam Silvera a paru en décembre 2018 aux États-Unis. Il est disponible en France aux éditions Robert Laffont dans une traduction de Constance de Mascureau.