L'Homme Qui Lit

À propos des livres

L’intrusive, Claudine Dumont

Ma note :

Pour son troisième roman, l’autrice québécoise Claudine Dumont nous entraîne aux frontières de la folie avec Camille, son héroïne qui n’arrive plus à dormir comme si son corps avait cessé de fonctionner normalement et qu’elle devait à tout prix éviter de se laisser glisser dans le sommeil.

Après l’échec de tout un tas de thérapies et de prises en charge médicales pointues, et si elle veut revoir sa petite nièce, son frère et sa belle-sœur lui posent comme un ultimatum en lui proposant d’aller voir Gabriel, le frère de sa belle-sœur (vous suivez ?), spécialiste désavoué du sommeil et des rêves.

À leur côté, nous plongerons dans l’univers si sombre et douloureux de ses rêves pour comprendre les traumatismes qu’elle fuit en évitant de dormir. Accrochez-vous car ça va faire mal, vous ne serez pas déçu du voyage !

Un roman noir et abyssal qui nous emmène dans des territoires délicats et laisse quelque peu mal à l’aise. Au carrefour de la psychanalyse et de l’expérience onirique, L’intrusive est un excellent roman qui m’a sorti de ma zone de confort !

Hasard de mes lectures, j’ai eu l’impression pendant une grande partie du récit que la mère de Camille dans ce roman pourrait être la narratrice de Mon mari de Maud Ventura qui vient de sortir chez L’Iconoclaste ! J’adore quand mes lectures se parlent entre elles !

L’intrusive de Claudine Dumont a paru le 19 août 2021 aux éditions Le Mot et Le Reste. Service de presse numérique adressé par l’éditeur.

Batailles, Alexia Stresi

Ma note :

J’avais découvert Alexia Stresi avec son premier roman Looping, paru chez Stock déjà en 2017. Quatre ans plus tard, alors que ma libraire me parle de ses récents coups de cœur, elle me tend Batailles en même temps qu’elle m’explique pourquoi elle a adoré.

Rose est une jeune sage femme qui voit sa vie bouleversée par la disparition soudaine de sa mère Brigitte. Bouleversée, ça veut dire qu’elle n’est plus capable d’assister à un accouchement sans faire un malaise, que l’abandon de sa mère partie sans laisser de traces en demandant à ce qu’on ne la retrouve pas l’empêche de se sentir complice de la création de cette filiation qui l’a trahie.

Alors Rose change de vie, cuisine, se soigne avec Rémi son amoureux, et alors qu’elle avait juré que non, jamais, la voilà maman de deux jumelles.

Un beau jour, c’est un fait divers sordide qui viendra remettre la douleur dans la vie de Rose, sur cette cicatrice qu’elle avait oublié. À Berk, le corps sans vie d’une très jeune enfant noire est retrouvé, et pour Émile qui l’a découvert comme pour le gendarme qui débute l’enquête, c’est une déchirure, surtout lorsqu’ils découvriront les circonstances du drame.

La première partie du roman essentiellement tournée vers la découverte de cette petite fille sans vie à Berk m’a beaucoup touché, et tandis que je lisais au cœur de la nuit, j’avais les yeux rougis de larmes. Batailles est un beau roman sur la filiation, le déracinement, sur l’histoire de ces enfants de la Réunion qu’on a arraché à leur famille pour repeupler la Creuse. J’ai été moins emballé par la seconde partie du roman, mais l’écriture est belle et j’ai été heureux de retrouver cette autrice sensible que je continuerai de lire.

Batailles, d’Alexia Stresi a paru aux éditions Stock le 6 janvier 2021. Service de presse numérique obtenu via NetGalley.

Face Mort, Stéphane Marchand

Ma note :

Pour un mec comme moi qui s’est fait ses premières dents littéraires sur les enquêtes du Club des Cinq, a grandi avec 007 dans ciné-dimanche et a dévoré dans son adolescence toute la saga Jack Ryan de Tom Clancy, rien ne pouvait plus me faire plaisir que de me retrouver en plein cœur de la Libye à traquer des terroristes !

La France fait face à une menace terroriste hors du commun, une arme alliant les nanotechnologies, la génétique, la nature et une vengeance sourde et impitoyable, un truc qui fera passer nos illuminés de banlieue partis égorger pour Daech pour les amateurs qu’ils sont.

Au siège de la DGSE, les services de renseignements français, le directeur et son bras droit sont en effervescence aux côtés du petit lieutenant et de Jade aux commandes de Face Mort, un super ordinateur travaillant à base d’algorithmes et d’intelligence artificielle, capable de voir et de comprendre tout ce qui échappe à l’esprit humain. Une arme redoutable au service de la sécurité du pays.

Sur le terrain, c’est l’équipe de la capitaine Barelli qui essuie les plâtres et se charge du sale boulot pour la DGSE, et elle se retrouve rapidement sur la piste des scientifiques qui travaillent à l’élaboration de cette nouvelle menace. Alors que l’attaque est imminente, une effroyable course contre la montre est lancée pour protéger le pays.

J’ajouterai une sixième étoile si je le pouvais ! Quel thriller de dingue : dès les premières pages, il m’a embarqué dans les arcanes du pouvoir, dans les magouilles politiques, les tensions diplomatiques, dans les couloirs feutrés de la DGSE, dans le désert du Sahel et je n’ai plus voulu le lâcher. Si vous adorez ce genre de bouquins, si vous avez aimé Le Bureau des Légendes, vous allez être servi, ce roman est magistral et brillant d’intelligence. À lire de toute urgence !

Face Mort de Stéphane Marchand a paru le 15 octobre 2020 chez Fleuve éditions. Service de presse numérique obtenu via NetGalley.

Le Démon de la Colline aux Loups, Dimitri Rouchon-Borie

Ma note :

Difficile d’être passé à côté de ce roman omniprésent sur Instagram depuis début janvier, le nombre de publications s’y rapportant grimpant plus vite encore que les nouveaux cas de l’épidémie ! Parce qu’on m’a dit environ mille fois MAIS BORDEL LIS CE BOUQUIN C’EST UN TRUC DE MALADE, je m’y suis mis, docilement.

Ce roman, c’est le récit que Duke fait de sa vie depuis sa cellule dans laquelle il purge sa peine de réclusion criminelle. Avec ses mots, son parlement comme il dit, il raconte sans enrobage inutile ni style ampoulé ce que fut son enfance puis sa vie d’adulte.

C’est un roman sur la misère absolue, et sur les ravages qu’elle engendre. Duke grandit dans un foyer dysfonctionnel à tous les niveaux, enfant sauvage, enfant victime, il ne nous laisse pas espérer un avenir joyeux.

Adulte, il plonge dans une nouvelle misère, faite d’errance, de folie, de violence, d’incarcération.

Je vois la plupart des lecteurs en PLS, à évoquer la claque que leur colle ce roman. Je comprends que, dans une vie ordinaire, on pourrait dire protégée, comme maintenue dans une sorte de « naïveté éclairée », on sait que ces profils existent, bien-sûr, on lit les journaux, ces faits divers, on imagine, on devine, mais on ne connait pas. Et tant mieux. Entrer dans cette intimidé là, la sentir au fil des pages, la toucher, je comprends que ce soit déroutant.

Ça ne m’a pas fait lever un sourcil plus haut que l’autre, mais je vous souhaite de pouvoir vivre ce grand bouleversement à l’intérieur de vous en lisant ce roman. Le style est excellent, brut, quasiment dénué de ponctuation, et j’ai pris un réel plaisir à dévorer ce premier roman franchement prometteur !

Le Démon de la Colline aux Loups, de Dimitri Rouchon-Borie a paru le 7 janvier 2021 aux éditions du Tripode.

Les lumières de l’aube, Jax Miller

Ma note :

Lire ce roman-enquête en plein Blue Monday alors que le monde vacille est une expérience étonnante pour ne pas dire incongrue. Il m’a été difficile de choisir une nouvelle lecture pour lui succéder, car j’avais besoin de lumière et de légèreté pour me redonner du souffle.

Jax Miller mène une véritable enquête dans Les Lumières de l’aube, sur un fait vieux de presque vingt ans au moment de sa parution : le meurtre du couple Freeman en 1999 dans l’Oklahoma et la disparition de deux jeunes filles de seize ans cette nuit-là.

Tout commence par le feu, qui ravage au petit matin le mobile-home des Freeman dans un terrain assez isolé d’un petit patelin de l’Oklahoma aux États-Unis. Une famille bien connue de la police, qui a abattu leur fils de dix-sept ans à peine un an plus tôt.

Pour les hommes du shérif et la police de l’état qui s’est saisie de l’enquête, la piste d’un règlement de compte entre dealers est privilégiée et l’enquête connaît alors une improbable légèreté. Miller reprend tout depuis de le début, avec les proches, les parents d’une des deux filles disparue, d’anciens policiers, des dealers, des prisonniers, pour essayer de comprendre.

Cette enquête est particulièrement déstabilisante : non seulement le cumul d’incompétence des enquêteurs est saisissant, mais la nonchalance voire la volonté de ne pas aider heurtent n’importe quel citoyen honnête. La plongée de l’autrice dans ces territoires sans lois où des dealers fanatiques et délirants violent et assassinent en toute impunité m’a littéralement glacé le sang. C’est douloureux mais richement documenté, et raconté dans un récit incroyablement dense, noir et sans espoir !

Les Lumières de l’aube de Jax Miller a paru le 8 octobre 2020 aux éditions Plon dans une traduction de Claire-Marie Clévy.

Le dernier enfant, Philippe Besson

Ma note :

Il y a deux événements littéraires que j’attends avec impatience chaque année : la rentrée littéraire de septembre qui adoucit la fin de l’été et son immanquable spleen et la parution d’un nouveau roman de Philippe Besson qui réchauffe les cœurs entre deux parts de galette en tout début d’année.

Je radote, mais chaque année je vous dis que ça vaut le coup d’essayer Besson. Vous n’aimerez peut-être pas, après tout les productions des auteurs sont inégales, mais il faut découvrir la beauté de ses phrases, de son style. Sauf quand il s’épanche sur ses amours élyséens, je ne suis jamais déçu.

Le dernier enfant, c’est une petite journée dans la vie d’une famille, un évènement banal scruté au microscope et disséqué par l’auteur : le dernier des trois enfants d’un couple quitte le foyer pour s’installer dans un studio, en ville. Si vous vouliez un pitch, le voilà.

Le talent de l’auteur, c’est d’arriver à parfaitement capturer et analyser les enjeux, les douleurs secrètes, des inquiétudes d’une mère. Je l’ai lu avec le ravissement au bord des lèvres, et si elle n’était pas partie trop tôt, c’est un livre que je me serai empressé de faire lire à ma mère pour savoir si, elle aussi, avait ressenti cet orage intérieur au départ du petit dernier.

Ce syndrome du nid vide dont ma libraire m’a parlé et que Philippe Besson illustre avec talent dans ce magnifique roman est une réalité terrible que beaucoup de femmes vivent dans le silence de leur cœur, et qui conduit à beaucoup de syndromes dépressifs.

Parce que c’est beau, parce que c’est touchant, intelligent, sensible sans effusion, parce que la plume de Besson me bouleverse toujours autant, je ne peux que vous inciter à lire Le dernier enfant.

Le dernier enfant de Philippe Besson a paru le 7 janvier aux éditions Julliard.

Le Mal-épris, Bénédicte Soymier

Ma note :

Ce week-end aux urgences, pendant une garde assez calme, on avait discuté féminisme avec deux les deux médecins avec qui j’étais. On parlait plus exactement de littérature féministe, et au fond, on en revenait toujours à cette sombre histoire d’inégalité, de pouvoir détenu et non partagé, d’une forme de violence sociale historique, qui veut que les hommes, de préférence blancs et hétérosexuels, luttent activement pour rester en haut de ce qu’ils imaginent être une pyramide sociale.

Évidemment, quand après ça je débute Le Mal-épris, premier roman d’une collègue infirmière fraîchement paru chez Calmann-Lévy, j’ai comme un sourire en me disant « je suis dans le thème ». Et puis très vite, ce sourire laisse place à une gêne, une sorte de malaise indicible.

C’est que Paul, le narrateur, est un petit homme laid, un homme moyen, ordinaire, qui pourrait être un homme bien après tout, mais qui ne le sera pas. Il ronge sa solitude, son travail insipide, les femmes qui ne le regardent même pas. Elles se moquent de sa laideur, c’est sûr. Et c’est d’abord vers Mylène, sa voisine de palier, que son obsession maladive se porte.

Le rejet, la déception et la rancœur le pousseront à se tourner vers Angélique, sa collègue qui fera l’affaire, sans emballement, comme une proie abordable. Car c’est ça, Paul est un prédateur, un homme dérangé, et Angélique est sa proie. Il sera intrépide, sans pitié. Est-il trop tard pour lutter contre soi-même ?

Quel livre glaçant ! C’est rare, mais j’ai dû refermer le livre lors des scènes de violence. Je connais la violence, mais je n’en vois que le résultat dans ce qu’elle offre de plus laid, de plus injuste. Là, j’en étais le spectateur impuissant, presque complice. C’est une claque, ce premier roman, ça vous prend à la gorge, ça décortique la spirale de la violence, l’emprise, c’est effroyable et le style est sec et violent comme un coup parti trop vite. Bravo Bénédicte !

Le Mal-épris de Bénédicte Soymier a paru le 6 janvier aux éditions Calmann-Lévy.

Retour à Martha’s Vineyard, Richard Russo

Ma note :

Voilà encore un roman qui avait totalement échappé à mon radar de prédateur-lecteur et qui doit son salut à une joyeuse bande de passionnés de littérature sur les réseaux sociaux, qui ont insisté en fin d’année pour que plus de monde lise Retour à Martha’s Vineyard de Richard Russo. Alors est-ce que ça en valait la peine ? La réponse est oui ! Avec un très grand O, un très grand U et un très grand I. Et puisque vous n’êtes pas comme moi, c’est à dire que vous ne vous lancez pas dans des romans sans savoir de quoi ça parle au moins vaguement, je vous résume l’histoire : Lincoln, Teddy et Mickey sont trois vieux copains qui se retrouvent, au cœur de la soixantaine, pour un week-end dans la maison de vacances de Lincoln sur l’île de Martha’s Vineyard dans le Massachusetts (au nord est des États-Unis).

Ce week-end entre l’agent immobilier, l’éditeur et le musicien sera l’occasion de retrouvailles bien sûr, mais aussi de se remémorer leur dernier séjour sur l’île en 1971, où Jacy a disparue sans plus jamais donner de nouvelles. Lincoln et Teddy se rappelleront comme tous trois étaient amoureux d’elle, et s’interrogeront des années après sur les raisons de cette disparition : se peut-il que ce connard de voisin soit responsable d’un drame ? Faut-il reprendre une enquête, et faire de la place à la suspicion ? L’un d’eux en sait-il plus que les autres ?

C’est une sacré histoire que nous offre Russo avec ce roman, c’est à la fois un roman d’amitié, un roman d’amour, une tranche socio-historique de l’Amérique de la guerre du Vietnam jusqu’à la crise de 2008, un roman sur les secrets, une presque-enquête. Je l’ai lu avec délectation, et ma seule « déception » fut de m’étonner de l’absence de chapitre de Mickey, me mettant en tête que celui qui gardait le silence avait peut-être des choses à nous apprendre. C’est très beau, c’est le cœur des hommes dans un superbe livre, et bien sûr, c’est à ne pas rater !

De retour à Martha’s Vineyard de Richard Russo a paru en août 2019 aux États-Unis chez Alfred A. Knopf sous le titre « Chances are… » . Il paraît en France le 27 août 2020 aux éditions de la Table Ronde dans une traduction de Jean Esch.

Un jour ce sera vide, Hugo Lindenberg

Ma note :

Voilà un roman que j’avais repéré à l’occasion de la rentrée littéraire mais que je n’avais pas acheté, parce qu’il faut bien faire un choix ! Grâce à l’amoureux, au Père Noël et la complicité de ma libraire, je l’ai reçu en cadeau en fin d’année. Le narrateur est un petit garçon d’une dizaine d’année qui passe ses vacances chez sa grand-mère, en l’absence de sa mère, et qui rêve de se retrouver dans ces familles qu’il observe à loisir à la plage pendant l’été.

Il rencontrera Baptiste, un autre garçonnet de son âge, avec qui ils auront l’une de ces amitiés estivales spontanées qui permet à deux inconnus de profiter de quelques semaines de vacances ensemble comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde depuis toujours.

Des dissections de méduses mortes sur la plage en dîners dans la famille de Baptiste, où tous ses tourments se portent sur cette mère qu’il rêverait d’avoir, nous sommes transportés par la nostalgie de cet été particulier, où la solitude d’un enfant sans parents ne doit son salut qu’à une belle amitié lui offrant une famille ordinaire par procuration.

Si j’ai aimé la douce nostalgie de ce roman qui se lit très bien et m’a rappelé mes propres souvenirs estivaux, faits d’amitiés éternelles, d’aventures exaltantes et de promesses non tenues, j’ai parfois été un peu perdu dans la narration du roman, avec cette impression de passer à côté de certains passages et de ne pas saisir la fin de l’histoire.

Un jour ce sera vide d’Hugo Lidenberg, a paru aux éditions Christian Bourgois le 20 août 2020.

La Gestapo Sadorski, Romain Slocombe

Ma note :

S’il y a un truc que j’adore faire, c’est débuter les sagas à l’envers ! Ça fait un moment que les titres de Romain Slocombe me font de l’œil autour de son personnage de Léon Sadorski mais j’ai bien évidement attendu d’avoir le quatrième titre entre les mains pour m’y mettre. Vous allez me dire t’es mignon tu racontes ta vie mais nous on s’en fout on veut savoir de quoi ça cause et si c’est bien.

Sadorski c’est un flic de la préfecture de police pendant l’occupation nazie, et même qu’il est en charge d’une brigade anti-juifs. Alors il y a beaucoup de références aux titres précédents (on a fait péter les notes de bas de page !) ce qui me pousserait quand même à vous conseiller de ne pas faire comme moi.

Sadorski c’est une sorte d’énigme, il est à la fois à la solde du gouvernement de Vichy et de l’occupant, semble soutenir leurs folles théories mais agit quand même toujours un peu à la marge, sans trop se mouiller. Il sera intégré à une équipe mise sur pieds par la Gestapo pour traquer une équipe de résistants qui s’en prennent aux Allemands dans Paris.

Bon au départ j’ai été très mal à l’aise avec ce personnage, son antisémitisme effronté, sa misogynie, son « racisme ordinaire » en font quelqu’un d’antipathique très en phase avec les valeurs de l’époque. Pourtant, j’ai peu à peu pris en pitié ce mec pleutre qui vit de petits fantasmes malsains et n’a pas un grand pouvoir de nuisance. L’histoire est richement documentée et j’ai beaucoup aimé me retrouver dans le Paris des réseaux terroristes, malgré une scène qui m’a un peu mis mal à l’aise. Une certitude : je vais rattraper la saga par son début, et la poursuivre ensuite, le roman s’interrompant sur un cliffhanger terrible !

La Gestapo Sadorski, de Romain Slocombe a paru le 1er octobre 2020 dans la collection La Bête Noire des éditions Robert Laffont.

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