J’avais fait une pause dans la saga Le Cycle de Dune au mois de mai car il fallait préparer la rentrée littéraire et son déferlement de titres à lire dans un temps contraint. C’est donc avec plaisir que je me suis replongé dans l’univers de Dune avec ce cinquième tome, quelques semaines après avoir vu l’adaptation au cinéma de Denis Villeneuve. Si vous n’avez pas dépassé le premier tome, ne vous lancez pas dans la lecture de ma chronique qui spoile sans vergogne.

Il faudra dans ce roman faire encore un bon dans le temps, et c’est cette fois 1500 ans après la mort du tyran Leto II (l’Empereur-Dieu) que nous sommes. Sa mort entraîna une Grande Famine faisant des milliards de morts, ce qui causa la Grande Dispersion de l’humanité survivante à travers l’univers (fini, le Sentier d’Or).

Sur Dune devenue Rakis, les vers sont de retour depuis la mort de Leto II et l’épice a donc fait sa réapparition. Sheeana, une enfant venue du désert, possède le don incroyable de commander aux derniers vers des sables et les Prêtres de Rakis vont rapidement lui vouer un culte.

Sur Giedi Prime devenue Gammu, le Bene Tleilax qui est parvenu à synthétiser l’épice dans ses cuves axolotl livre au Bene Gesserit et à ses Révérendes Mères un nouveau modèle du ghola Duncan Idaho, qu’elles comptent bien éduquer et mettre en présence de Sheeana à des fins reproductrives.

Rien ne sera aussi simple pour le Bene Gesserit car un ordre concurrent, les Honorées Matriarche, plus violentes et plus nombreuses, sème la zizanie dans leurs projets. Jamais très loin, et jouant un jeu de dupe, les représentants du Tleilaxu tentent de tirer leur épingle du jeu en attisant les conflits en sous main. Les vies de tous sont en danger, et il ne faudra bientôt plus qu’une allumette pour que tout s’embrase…

Bon alors d’accord, ce bouquin est un enfer à résumer, et j’ai mis un moment à reconnecter mes neurones pour réussir à faire les liens, à identifier la foule de personnages, leurs intérêts cachés, les magouilles politiques etc. Mais alors en avançant dans le récit, c’est devenu comme une superbe adaptation au cinéma, vivant, prenant, et j’étais en manque dès que j’arrêtais de lire plus de huit heures. Un de mes tomes préférés, qu’il faudrait presque relire une deuxième fois pour en saisir toutes les subtilités.

Les hérétiques de Dune (Le Cycle de Dune, tome 5) de Frank Herbert a paru en 1984 aux États-Unis sous le titre « Heretics of Dune ». Il est publié en France chez Robert-Laffont depuis 1985 et disponible en poche chez Pocket dans une traduction de Guy Abadia.