À propos des livres

Le jour où Kennedy n’est pas mort, R.J. Ellory

Ma note :

Depuis son médiatique assassinat à Dallas le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy n’a cessé d’alimenter l’imagination d’écrivains ou de scénaristes, transportant le plus jeune président élu des États-Unis d’Amérique dans une sorte de panthéon de la mémoire collective. Il faudrait en effet avoir aujourd’hui plus de soixante ans pour pouvoir prétendre avoir un quelconque souvenir de cet évènement et pourtant, pas une année ne passe sans que JFK, son ascension sulfureuse et sa fin tragique, ne se retrouvent au cœur d’une quelconque actualité, fut-elle littéraire.

Et il faut tout le talent d’un écrivain que j’adore sans aucune réserve, Roger John Ellory, pour revisiter l’histoire sans nous ennuyer en écrivant cette superbe et passionnante uchronie qui sortira dans quelques jours chez vos libraires, toujours chez Sonatine, dont le catalogue est incroyablement riche de romans parfaits.

Mitch Newman est un photo-reporter sans grand talent, assez solitaire, rongé par l’alcool, le traumatisme de quelques mois passés à couvrir la guerre de Corée et la solitude qu’un chagrin d’amour avec la flamboyante Jean Boyd aura laissé. C’est justement quand il apprend, après quinze ans sans avoir eu de ses nouvelles, qu’elle se serait suicidée dans son appartement, que sa vie bascule. Pour lui comme pour celles et ceux qui côtoyaient Jean, difficile de penser que cette jeune journaliste talentueuse, flamboyante et opiniâtre ait pu choisir de s’ôter la vie par elle-même.

Pour sa mère Alice autant que pour lui, il se lance sur les pas de sa dernière enquête, non sans mal car tout semble auréolé de secrets et Mitch ne tardera pas à comprendre que des enjeux bien supérieurs à ceux qu’il aurait pu imaginer sont probablement dans l’ombre de cette enquête. De Dallas à Washington, il poursuivra son enquête dans le sillage du président Kennedy et de son entourage, partira à la recherche de Lee Harvey Oswald, interrogera toutes celles et ceux qui pourraient l’aider à comprendre pourquoi, où pour qui, Jean était devenue trop gênante.

L’histoire est brillamment construite, je vous dirais sans surprise car c’est une habitude des romans d’Ellory, et j’ai autant aimé l’aspect polar, enquête et suspens que de me plonger dans une histoire que je ne connais que de très loin en découvrant la face cachée de ce jeune président qui, finalement, semblait destiné à devoir mourir.

Le jour où Kennedy n’est pas mort, de R.J. Ellory, est publié au Royaume-Uni le 21 mars 2019 chez Orion sous le titre « Three Bullets » . Il est publié en France aux éditions Sonatine le 4 juin 2020 dans une traduction de Fabrice Pointeau.

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  1. Bonjour et merci pour cette critique ! Je viens de lire ce roman et, malheureusement, malgré l’idée de départ intéressante, je n’ai pas été globalement convaincu, même si j’ai quand même passé un bon moment… Et que le portrait de Kennedy vaut quand même le détour ! Cela dit, ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable et j’ai trouvé la fin un peu poussive. Dans la même veine, j’ai beaucoup plus apprécié le « 22/11/63 » de Stephen King !

    • Brice

      Il est dans ma Pile-à-Lire ce King, il faut que je l’exhume 😉

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