Ma note :

CouvertureEn terme de thriller à la française, Maxime Chattam a su se hisser au fil des années dans le rang des leaders, aux côtés d’auteurs comme Jean-Christophe Grangé, qui publient chaque année –ou presque– un nouvel ouvrage. Si Chattam ne m’avait jamais réellement déçu, à l’exception de la Trilogie du Mal (notez que ce n’est pas par manque de qualité littéraire, mais juste que l’ambiance des romans ne sont pas celles que j’apprécie), voilà qui est fait avec ce tout nouveau thriller, toujours publié chez Albin-Michel : La promesse des ténèbres.

Après sa défection des tréfonds de l’âme humaine, Chattam s’était orienté vers la science-fiction un brin originale en se lançant dans un projet titanesque d’une heptalogie, « Autre-mond », dont le premier ouvrage est sorti en 2008 et le dernier est à paraître début 2016. Avec La promesse des ténèbres, il revient à ses premières amours, ces crimes de l’homme sur l’homme qui laissent ressortir la bestialité de l’âme humaine.

Sauf que, voilà, Chattam avait réussi à boucler une brillante « trilogie » de l’homme avec ses trois précédents romans (Les arcanes du chaos, Prédateurs, La théorie Gaïa), et revient aborder les mêmes thématiques que dans La théorie Gaïa, avec un point de vue à peine différent : dans le premier, il était question de la nature meurtrière de l’homme qu’il ne saurait refouler, dans la seconde, de sa nature jouissive, le poussant à l’hypersexualité bestiale. Dans un roman comme dans l’autre, l’idée étant que l’homme ne vit en civilisation que depuis peu, alors qu’il a été un chasseur, un meurtrier et un homme de l’instinct et de la pulsion pendant des millions d’années, et qu’il est donc impossible que ces aspects soient totalement domptés, puisque inscrits au patrimoine génétique.

La promesse des ténèbres se révèle conforme au style que l’on aime chez Chattam, typique des thrillers à l’américaine, avec une histoire moins vibrante et effrayante, dont les aspects analytiques semblent avoir déjà été exploités dans de précédents romans. Une déception réservée aux lecteurs habitués de l’auteur, qui n’empêchera pas les lecteurs novices de trouver des qualités bien présentes à ce roman.

La promesse des ténèbres, de Maxime Chattam, est publié en mai 2009 chez Albin-Michel. Disponible en format poche chez Pocket depuis mai 2011.