Ma note :

J’avais envie d’un grand roman naturaliste et d’une certaine manière, c’est ce que j’ai trouvé dans cette longue – très longue – lecture de La Grande Vallée, d’un auteur qui m’était jusque là inconnu, Édouard Bureau.

Arno (Le Merle) et Belej (La Barbe) sont deux bergers des Alpes, 15 et 20 ans, qui emmènent leurs troupeaux en transhumance là-haut dans la montagne, où l’herbe est abondante et les fleurs parfumées. Là-haut, ils retrouvent les anciens qui vivent presque en ermite et ont plaisir à croiser ces jeunes pâtres.

Cette année, la rumeur d’un péril menaçant la vallée monte jusqu’à leurs verts pâturages : un homme, le Grand Batave et son acolyte arrivent du Nord et apportent aux habitants du village leur modernité qu’ils appellent la Belle Industrie, et tous semblent envoûtés. Quand la tisserande dont il est entiché se promet à l’étranger, s’en est trop pour Arno, qui est bien décidé à affronter violemment ces fauteurs de trouble.

C’est un très beau roman mais un trop long roman. Il y a la beauté idyllique d’un monde disparu, la nostalgie facile de l’ère pré-industrielle où nous étions tous heureux dans nos prés à cajoler les agneaux, avant que l’effroyable modernité à laquelle nous avons tous aveuglément cédé ne vienne tout gâcher. L’écriture est inattendue, contemplative, parfois un peu lourde. Un joli conte de montagne mais que j’ai mis 10 jours à terminer !

La Grande Vallée d’Édouard Bureau a paru le 19 août 2021 au Cherche-Midi. Service de presse numérique obtenu via NetGalley