À propos des livres

Catégorie : Romance

Un Secret Birman, Enzo Daumier

Ma note :

C’est une addiction terrible que d’acheter plus de livres que je ne suis capable d’en lire : j’ai à peine lu la moitié de ma bibliothèque et je découvre parfois, caché dans un recoin, un titre s’étant fait si discret depuis des années alors que je l’avais pourtant acheté avec le désir de l’aventure littéraire immédiate, que je me demande si je ne devrais pas me faire interdire l’entrée dans les librairies ! Alors quand il s’agit de fouiller dans ma liseuse, remplie de services de presse, de promos américaines et de romans gays la plupart du temps auto-édité, le vertige me prends. Voilà comment, au détour d’une conversation avec son auteur Enzo Daumier, il s’est avéré que j’avais acheté en 2017 le troisième et dernier tome de cette saga dont les deux premiers titres, Tendres baisers d’Oxford et Les Frimas d’Oxford, m’avaient laissé un souvenir très agréable.

Quasiment quatre ans après, je viens donc de dévorer Un Secret Birman, qui reprend l’histoire où elle s’était arrêtée, c’est à dire avec un Lucien au cœur brisé par les deux déceptions sentimentales de sa vie, à savoir son ex-boyfriend Matthew et la star de la pop anglaise Andrew qui l’a publiquement renié pour protéger son identité sexuelle dans les médias. Il a fallu reconnecter pas mal de neurones pour me souvenir des deux précédents tomes, mais l’auteur glisse ça et là quelques rappels salutaires pour la compréhension de l’histoire.

Dans Un Secret Birman, Lucien emménage avec son chat dans une petite maison d’Oxford où il va tenter de se reposer et de finir sa thèse loin des tumultes passés. Évidemment, rien ne se passera comme prévu, et Andrew comme Matthew ne sont jamais bien loin. Nous serions bien naïfs de penser que ce voyage en Birmanie qu’il a prévu avec sa meilleure amie Ruby-Lou et son petit ami Nicholas se déroulera sans surprises !

Fidèle à l’esprit des deux premiers tomes, ce dernier opus fut une lecture très agréable dans laquelle j’ai pris plaisir à retrouver Lucien et ses turpitudes sentimentales. Je ne ferais aucune révélation, mais sachez quand même qu’à la fin du roman il est heureux, en bonne santé et très amoureux. Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment d’acheter les trois titres de la saga ; et si c’est déjà fait, vous serez ravi d’apprendre que sortira cette semaine Le Youtubeur, le nouveau roman d’Enzo Daumier, dans lequel il m’a promis que Lucien ferait une apparition. Autant vous dire tout de suite que le titre est déjà pré-commandé, et que j’essaierai de le lire avant 2025.

Un Secret Birman, d’Enzo Daumier, est auto-publié et a paru en décembre 2016 (disponible en livre papier ou livre numérique).

Partagez...
error20
Tweet 781

Stranded, Jessica Frances

Ma note :

J’aime bien les bouquins gays, bon d’abord parce que ça me parle un peu plus quand même que les romances hétéro dans lesquelles je m’identifie pas franchement, mais parce qu’en plus il y a toujours une palette de clichés qui me fait bondir pendant ma lecture, juste assez pour que mon côté fleur bleue ne prenne pas le dessus et que je ne me mette pas à rêver de prince charmant et de toutes ces conneries qui n’existent que dans ce genre de romans, précisément. Ça n’est clairement pas de la littérature érotique, disons plutôt un polar romantique, mais si vous êtes allergique à l’idée de lire trois ou quatre pages sur ce que deux mecs inondés d’hormones peuvent faire ensemble dans l’intimité, ne lisez pas Stranded. Bah non.

Un jour je vous ferais un article sur ce blog pour vous expliquer pourquoi je suis dans l’ensemble agacé que la littérature de pédés soit devenue un objet tendance, convoité et exploité par des autrices pour des lectrices, au point finalement de totalement nous déposséder de ce truc qui, sans misogynie aucune, est clairement une affaire de bonhommes.

Nous sommes donc à Midsummer, un petit bled paumé de l’Arkansas où Conner Sherwood est tombé en panne avec sa voiture alors qu’il venait tout juste de débuter un road-trip pour se retrouver avec lui-même et ses milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux. C’est l’introspection américaine 2.0 ça, les enfants. À Midsummer, il n’y a pas grand chose, un gros millier d’habitants, et surtout Rocky Green, sorte d’égérie de Tom of Finland qui t’emballe notre je-suis-romantique-et-je-me-pose-trop-de-questions de Conner après deux œillades dans le bar du village.

Pour parfaire le cliché, Rocky est le shérif local, a une petite fille dont il a la garde et bien-sûr, c’est un cœur de pierre. Quand j’en étais arrivé là, je soupirais en me disant « mais bordel c’est pas possible » tellement dans cette histoire les homos étaient des clichés d’eux-mêmes : le passif superficiel et torturé qui finalement n’est rien d’autre que la fille, et l’actif viril intrépide et insensible dans le rôle du garçon dont il faut ravir le cœur.

Ce qui sauve l’histoire, parce que vous n’allez peut-être pas le croire mais j’ai bien aimé ce bouquin dans son ensemble, c’est que malgré tout, elle est bien écrite, que le développement de l’intrigue tient la route et que la petite enquête policière m’a plu ! Car oui, il suffit que Conner débarque à Midsummer pour que les cadavres s’empilent.

Je n’avais jamais lu Jessica Frances, c’est une autrice qui ne semble pas avoir été traduite en français, qui a publié essentiellement des histoires romantiques hétérosexuelles. Ce titre-là est auto-édité et surtout, il ne coûte que 99 cents sur les plateformes numériques, ce qui est un prix ridiculement dérisoire compte-tenu du travail réalisé par son autrice. Et comme je suis un peu maso et que Stranded est annoncé comme le premier tome d’une saga qui en contiendrait trois, croyez-bien que je lirais la suite.

Stranded, de Jessica Jones, est publié le 29 mai 2020 en auto-édition et disponible sur les plateformes numériques.

Partagez...
error20
Tweet 781

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

error

Retrouvez également mes coups de cœur sur