Ma note :

Amanda Sthers - Les promesses

Il est toujours un peu gênant d’avouer ne pas connaître un auteur dont on nous assure pourtant qu’il est à la fois connu et prolifique, et qu’il semble tout à fait incongru –pour ne pas dire suspect– qu’un amoureux des livres à temps plein, passant autant de temps en librairie, ne connaisse pas ne serait-ce que de nom. Mais quand même, tu sais bien, c’est l’ex de Bruel ?!

Après avoir fait un rapide tour sur Wikipédia, et découvert que cette cousine surdouée de Yann Quéffelec était quand même un peu plus que l’ex de, il était donc temps de m’attaquer à un de ses romans, et pour ne rien faire comme il faut, pourquoi ne pas commencer par le dernier en date, sorti à l’occasion de cette traditionnellement fastueuse rentrée littéraire ?

Les promesses, donc, écrit de la voix d’un homme, nous raconte Alexandre, que ses proches appelent Sandro, italien du côté de son père, français du côté de sa mère. De son enfance en Toscane à son mariage raté et ses enfants insipides, Sandro traversera la perte d’un père, la négligence d’une mère qu’on perçoit comme absente, et les turpitudes amoureuses avec diverses femmes, avant de finalement choisir une forme d’exil dans l’immense maison italienne de son richissime grand-père.

Le roman se lit bien, est même assez agréable, mais les chapitres sont courts, les marges immenses, la police un peu augmentée, et on se doute que le roman s’il sort un jour en poche sera mince comme l’espoir d’un monde sans guerres. Sur le fond, j’ai traversé ces 300 pages avec une question en suspens : faut-il vraiment détester autant les hommes ? A lire Amanda Sthers, on pourrait voir en Sandro l’archétype du mâle : obsédé sexuel, obnubilé par ses érections (mais qu’est-ce qu’elle a avec ses érections toutes les trois pages, elle nous imagine priapiques ?, pensais-je), père déçu, mari raté, courtisant les femmes, se vautrant dans l’argent.

Les promesses non tenues rendraient-elles les écrivains acides ?

Les promesses, d’Amanda Sthers, est paru le 26 août 2015 chez Grasset.

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