Ma note :

Couverture Parmi mes lectures un peu hasardeuses, La Route est très certainement ma plus belle surprise du moment, et je dois remercier l’ami dont l’avis a motivé ma lecture. J’avais entendu parler du livre à l’occasion de son adaptation au cinéma avec Viggo Mortensen en tête d’affiche, et je sais désormais que le film est inspiré du livre, et qu’il complète allègrement toutes les parts d’ombre de l’histoire.

Cette histoire terrible et à la fois très forte, celle d’un père et de son petit garçon, qui se dirigent vers le sud, vers l’océan, vers l’espoir. Autour d’eux, le monde n’est plus, et si McCarthy n’offre jamais d’explication au pourquoi de cette catastrophe ayant éradiqué la vie sur terre, l’histoire n’en souffre pas.

Pendant leur trajet sur la route, où le père pousse ce caddie plein de quelques souvenirs les raccrochant à leur humanité, leur passé, et abritant quelques réserves de vêtements et de nourriture, ils devront lutter pour survivre.

Se prémunir du froid, chaque soir, dans un monde qui ne connait presque plus le soleil, et où la cendre flottant sans discontinuer dans l’air donne une impression de paysage lunaire, entièrement gris. Trouver à manger, fouiller les maisons abandonnées à la recherche du moindre trésor laissé au fond d’un placard, oublié par les pillards. Enfin, éviter ces hordes de cannibales, errant sur les routes, prêtes au pire.

Ce trajet jalonné d’embuches est l’occasion de discussions entre le père et son fils, où un père tente de maintenir allumée la flamme de l’humanité en transmettant à son fils ce qui peut encore l’être de bon sens et de philosophie de la vie, alors que le monde entier s’est effondré, tant physiquement que dans le coeur des hommes.

Une histoire très forte, bluffante, où le dénudement de la situation pousse le lecteur à se focaliser sur cette petite flamme, vacillante mais tenace, qui traverse un pays plongé dans le noir. Un merveilleux livre.

La route, de Cormac McCarty est publié en 2006 aux USA sous le titre « The Road » (Prix Pullizer 2007) puis publié en janvier 2008 aux éditions de l’Olivier dans une traduction de François Hirsch. Disponible en format poche chez Points depuis mai 2009 et en hyperpoche chez Pointdeux depuis avril 2011.

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