Ma note :

CouvertureRuth Ardingly et son mari ont quitté Londres et l’accusation sordide qui les poursuivaient pour s’intaller dans une vieille ferme isolée de la campagne britannique. A une époque qui n’est pas spécifiée mais qu’on imagine actuelle, le pays souffre d’une implacable sécheresse, qui répand autour d’elle le malheur et la folie. A La Source tout est différent, et dans cette oasis de verdure la pluie continue de tomber ça et là, et l’eau coule en abondance.

Alors que leur fille Angie passe du temps en famille entre deux épisodes d’égarement, accompagnée de leur petit-fils Lucien, La Source attire autant la curiosité que la jalousie, et le gouvernement, les voisins, Internet, les médias et même quelques fanatiques religieux semblent avoir fait de cette inégalité leur centre d’intérêt principal.

Après que Les Soeurs de la Rose de Jéricho se soient installées sur leurs terres, avec à la tête de cette étrange secte féministe la troublante Amelia, Ruth sera proclamée comme l’élue, et adhèrera à cette étrange religion, négligeant alors l’entretien de la ferme, plongeant son couple dans le conflit, et délaissant son petit-fils dont elle avait la garde, jusqu’au matin où ce dernier est retrouvé noyé.

Accusée de meurtre par négligence, entre autres charges liées à l’utilisation d’eau en pleine période de sécheresse, Ruth est assignée à résidence sous garde armée par le gourvernement, et n’a alors de cesse que de reconstituer le fil ayant mené au drame, de son endocrinement au délitement de son couple.

Dans ce roman un peu hybride entre la science-fiction et le polar, Catherine Chanter signe un premier roman séduisant, construit autour  de souvenirs confus, dans une ambiance confinée. Si l’histoire connaît quelques longueurs, l’ensemble forme un récit puissant et captivant dans sa dernière ligne droite, une lecture originale.

Là où tombe la plue, de Catherine Chanter, est publié en 2015 sous le titre « The Well » au Royaume-Uni, et publié le 19 août 2015 aux éditions Les Escales dans une traduction de Philippe Loubat-Delranc.

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