Ma note :

Daniel Pennac - Chagrin d'écoleJ’ai découvert deux choses futiles et une chose importante avec ce petit roman autobiographique d’environ 300 pages dont la lecture fut savoureuse. La première, c’est que Pennac est un diminutif du nom Pennacchioni, et la seconde est que l’auteur est un vieux monsieur aux cheveux gris, ce qui m’a surpris parce que j’avais décidé en achetant ce roman dont l’auteur m’était alors totalement inconnu, qu’il serait un jeune quadra dans la fleur de l’âge. Bref, voilà pour les futilités.

Chagrin d’école retrace une carrière d’enseignant, une vie dédiée à l’apprentissage, à l’accompagnement des jeunes vers l’acquisition des connaissances. Sa mémoire de prof est surtout tournée vers ceux dont on parle moins, où jamais comme il faut : les cancres. Lui qui fut, jusqu’à sa maîtrise de lettres, considéré comme un cancre sans avenir par ses enseignants et sa famille, prend un plaisir serein à guider les élèves en difficulté sur le chemin de la réussite.

Rien n’est magique, et Pennac s’amuse de ses méthodes pédagogiques peu orthodoxes, rarement académiques, mais régulièrement efficace auprès des élèves qui ont baissé les bras face au savoir. Je me suis surpris au fil des pages à m’imaginer enseigner avec le même amour que lui pour la transmission, la même foi dans les capacités de ces jeunes habitués à ce que le corps enseignant  se conforme à leur prétendue incapacité.

Et c’est peut-être ça, la chose la plus importante de ce livre, c’est la leçon que tire Pennac de ses années de professeur : qu’il n’y a pas de recette magique, qu’il faut accepter l’échec, mais que toujours, les élèves ont besoin d’amour, ont besoin qu’on croit en eux. Une autobiographie bercée d’une douce nostalgie, débordante d’humanité et de malice.

Chagrin d’école, de Daniel Pennac, est publié en octobre 2007 aux éditions Gallimard dans la collection Blanche. Disponible au format de poche depuis mars 2009 chez Folio.

Partagez...
0